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[Test rétro] Flashback : Quest for identity

by on 11 mars 2013
 

Qui dit test rétro dit regard dans le passé, et qui dit regard dans le passé dit flashback, ce qui tombe particulièrement bien puisque c’est justement de ce jeu dont nous allons parler.
Flashback : Quest for identity est un jeu de plateforme 2D vue de côté très inspiré du tout premier Prince of Persia et a été créé par l’ancienne boîte de Delphine Software. Bien que Flashback ait énormément fait parler de lui et ai été adapté sur un grand nombre de machines variées, beaucoup peuvent encore ignorer son existence, car sans être oublié il n’est pas si souvent présent dans les références rétro que l’on peut voir tout les jours.

Après une scène de course poursuite aérienne se terminant sur un crash, le joueur se retrouve dans la peau de Conrad B.Hart, un amnésique qui découvre un enregistrement de lui même lui indiquant de partir pour la ville la plus proche où se trouve son meilleur ami qui serait capable de l’aider. Un objectif simple qui en fera suivre d’autre, incitant le joueur à découvrir les niveaux et l’histoire. Le scénario, bien que sympathique et accrocheur, n’est pas d’une grande originalité, surtout avec l’oeil d’aujourd’hui, mais il n’est pas gênant ou rempli de clichés non plus, et les quelques cinématiques apparaissantes ne sont pas désagréable à voir (du moins, selon la plateforme et les goûts de chacun).

Le jeu se divise en plusieurs niveaux qui sont pour la plupart très différents des uns des autres, on visitera ainsi une jungle, une grande ville terrienne futuriste avant d’entrer dans une usine, et j’en passe. Il faudra évoluer à travers différents tableaux qui cacheront plusieurs obstacles et ennemis à affronter. Le level-design bien construit et varié rendra rare voir inexistant les moments ennuyeux si l’on aime le genre, cependant, quelques passages mortels ne laisseront aucune pitié aux néophytes si ces derniers ne prennent pas l’habitude de se méfier avant d’accéder à une zone ou avant de changer de tableau (une mine ou un interrupteur déclenchant un piège peut parfois se cacher a l’entrée de l’écran suivant ou derrière un élément de décors que l’on ne soupçonnera pas). Mais si ces quelques moments frustrant arrivent, à quel point la mort du personnage est pénalisant se demandera t-on ? Et bien les continus sont infini, et lorsque l’on tombe sous les assauts du jeu, on réapparaîtra au dernier point de sauvegarde que l’on aura daigner activer. (à noter que les “points de sauvegarde” ne sont rien d’autre que des checkpoints. Pour reprendre une partie il faudra taper un code nous amenant au début d’un niveau). Conrad dispose sur lui d’un bouclier capable d’encaisser quatre coups en plus de son pistolet, une fois le bouclier vide, le cinquième dégât reçu quel qu’il soit sera fatal, a moins que le héros ne trouve en cours de route une des bornes pour recharger le bouclier. Malgré tout le bouclier ne protège pas des désintégrateurs et autres trous sans fond. Outre tous ces pigès impitoyable, les niveaux sont également gardés par plusieurs ennemis se faisait découvrir au fur et à mesure du jeu complet. Le bestiaire contient un peu moins d’une dizaine d’ennemis différents, mais tous unique, et ce sera souvent le décor et le level design entourant cet/ces ennemi(s) qui fera que les combats seront bien souvent varié et très différent des uns des autres dans leur approche. Notons au passage que les trois modes de difficultés changeront principalement le nombre et la résistances de ces fameux antagonistes, mais ne toucheront en rien les phases de recherche ou les dégâts reçu. Sautons, roulons, courons, tirons, il y a plusieurs méthodes pour vaincre tout ce qui s’opposera à nous, et c’est à chacun de découvrir sa méthode.

Les musiques du jeux se font rare, très rare en dehors des cinématiques et scène d’actions, et si les quelques bandes sont son bonnes, il est difficile de définir clairement leur qualité, puisque selon la console sur lequel on joue au jeu, les notes auront beau êtres similaires que le rendu semblera souvent très différents. Quant aux graphismes, le jeu a très bien vieilli et reste beau à voir et les animations sont très fluides, c’est un plaisir que de se mouvoir dans des décors variés et travaillés.

Les passionnés de l’histoire du jeu vidéo et les amateurs de plateforme ont toute les chances d’être séduit par le titre. Le jeu n’ayant pas de tutoriel, il ne faudra pas oublier de jeter un oeil au manuel pour voir toute les possibilités du gameplay, ou d’en trouver un sur le net (ce qui ne sera pas une tâche ardue), car si le level design est intuitif, la prise en main ne l’est beaucoup moins. Ce sera une fois passé le cap de l’apprentissage que le jeu deviendra particulièrement fun.

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