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[Test rétro] Phantasy Star

by on 24 février 2013
 

En 1987, le JRPG au combat tour par tour s’essouffle quelque peu et si de bons titres sortent, ils restent relativement similaires dans leur univers et l’originalité se fait plutôt rare. SEGA décide donc de lancer sa série de RPG dans le but de se séparer au maximum des clichés, et c’est ainsi que naît le tout premier Phantasy Star, qui se fera suivre de trois épisodes avant de donner son nom à deux nouvelles licences qui perdurent encore aujourd’hui.

Si certains éléments sont aujourd’hui devenu courant, tel qu’un magicien androgyne, à l’époque cela l’était beaucoup moins, ainsi nous entrons dans un univers 8-bits avec en tête de l’équipe une héroïne en quête de vengeance qui sera accompagnée d’un chat pouvant parler, d’un grand guerrier et d’un puissant magicien blanc. Outre une équipe partiellement atypique, l’univers encré entre l’héroïque fantaisie et la science fiction démarque le jeu des autres productions concurrente de son époque. Trois planètes à parcourir, de nombreux donjons labyrinthique à la vue subjective dont plusieurs facultatif. Mais jetons nous sans tarder dans cette aventure :

Après une courte introduction mettant en place le décors, le joueur incarne Alis Landale qui part recruter une équipe et souhaite faire construire un vaisseau spatiale dans le but de venger son défunt frère en vainquant le terrible roi Lassic. Après un début malheureusement lent nécessitant une phase de level-up presque obligatoire, il sera temps de visiter la vaste galaxie qu’est Algo en fouillant Palma, la planète verdoyante, Motavia la planète des sable et Dezoris, monde des glaces. Une fois l’équipe formée et le vaisseau construit, il sera possible de rapidement partir pour le donjon final, mais ce serait se jeter dans la gueule du loup et perdre une bonne partie de l’intérêt du jeu car contrairement à bon nombre de JRPGs de toute époque confondues, le voyage n’est pas linéaire, bien au contraire, car une fois le donjon de fin accessible, il ne sera pas temps de partir à la charge mais de se préparer et de découvrir les lieux secret renfermant les armes les plus puissantes et les armures les plus résistante. il sera nécessaire d’être patient et d’aimer l’exploration. Plusieurs enquêtes se feront, de nombreux PNJs devront être questionné et maints combats devront être fait pour pouvoir obtenir une chance de tenir tête à Lassic et à sa forteresse secrète.

Autre chose peu banale, ce sont les donjons à la vue à la première personne. Un principe fort sympathique, seulement il ne faudra pas oublier de prendre un papier quadrillé et un crayon (à moins d’avoir un très bon sens de l’orientation et une bonne mémoire), car tout les murs se ressemblent à l’identique et il n’y a aucun point de repère, et si au début il sera possible de se repérer sans trop de mal, au fur et à mesure les labyrinthes deviendront de plus en plus complexe. Il n’y a que 30 niveaux à atteindre pour chacun des quatre personnages, mais il faudra beaucoup de temps pour réussir à monter tout les héros jusque là. Comme beaucoup de jeu de rôle d’époque sur console, il est important de dialoguer avec un maximum de villageois, car ceux ci vous donneront pour savoir ou chercher pour ne pas partir complètement à l’aveuglette, et pour pouvoir découvrir les nombreuses astuces qui vous faciliteront grandement le jeu, ce qui n’est pas de refus vu la difficulté de certains passages. Pour éviter de trop en dire mais pour donner un bon exemple : ce sera bien pratique d’apprendre qu’il est possible de communiquer avec certains ennemis afin de passer un combat sans faire parler les armes et gagner du temps et protéger ses points de vie.

Les Musiques du jeux en 8-Bits ne seront pas clairement pas au gout de tous même si lorsqu’on apprécie ces vieilles sonorités ou que l’on se laisse rentrer complètement dans l’univers elles sembleront tout à fait s’adapter à l’expérience que l’on vit. Cependant, quelques sons et bruitages resteront désagréable car trop strident, notamment ceux des armes laser. Il en va de même pour les graphismes, il faut être amateur de la old-school de la fin des années 80 et faire jouer son imagination pour profiter du jeu dans son intégralité.

Qui dit jeu très novateur dit souvent grosse prise de risque, et même si Phantasy Star est une réussite quant à son univers, cela ne l’empêche pas d’avoir plusieurs tares, on sent par moment que cet univers a du mal à se trouver une place à cause du mélange entre science fiction et fantaisie (Il est parfois étrange de combattre un dragon après avoir traversé un spatioport, sans pour autant perturber, on peut avoir l’impression de passer du coq à l’âne).

Un jeu qui plaira sans doute aux nostalgiques, aux historiens du jeu vidéo et amoureux des gros pixels, mais qui rebutera tout de même bien plus de monde qu’un jeu 16-Bits ou qu’un Mickey in the Castle of Illusion. Un gameplay certes, pas toujours très instinctif, mais qui accrochera les âmes d’explorateurs tout en offrant des moments uniques, car malgré son âge, ce jeu garde suffisamment d’éléments propres à lui pour le rendre unique.

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