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[Test Rétro] Alisia Dragoon

by on 10 février 2013
 

Même si de nombreux jeux vidéo n’auront jamais atteint l’Europe, il y aura eu un suffisamment grand nombre de jeux sur les différentes consoles pour créer des ludothèques vaste au point de rendre certains jeux fort sympathique méconnu ou oublié. Mais ces derniers existent toujours bien heureusement, alors autant les dépoussiérer un peu. Ainsi, voyons un peu ce que donne Alisia Dragoon, un jeu de plateforme vue de côté sur megadrive qui dispose d’un côté arcade discret. Un jeu crée par Game Arts avec la collaboration du studio Gainax.

L’histoire, assez simple, conte les aventures d’une jeune et puissante sorcière maîtrisant la foudre qui s’en est partie combattre un mage cherchant à réveiller un démon menaçant le village dans lequel vit l’héroïne. C’est là dessus que partira l’histoire et que le joueur sera lâché pour aller combattre plusieurs hordes de monstres et de boss sans pitié. Mais le joueur ne sera pas seul, car non seulement l’antagoniste de l’histoire se sera littéralement attiré les foudres de l’héroïne, mais celle-ci est accompagné de quatre dragons , chacun possédant leurs propres attaques, barres de vie et niveaux, à l’instar de l’héroïne d’ailleurs.

L’action ne se fera pas attendre et démarrera dès l’entrée dans le premier stage. Si les quelques frêles ennemis sembleront tomber bien vite sous les attaques auto-guidées d’Alisia, c’est qu’il s’agit d’une simple mise en jambe pour s’habituer au système jeu et saisir le fonctionnement les commandes. Mais avant même la fin de ce premier stage vos adversaires se seront multiplié, endurci et n’auront de cesse de vous assaillir tant que vous n’aurez pas atteint la fin du niveau. Dynamique, nerveux mais néanmoins très clair, et lisible, le jeu restera fun à jouer du début à la fin malgré la difficulté relevée (mais loin d’être impossible). En effet, les vies étant rares et les ennemis aussi rapide qu’impitoyable, il faudra recommencer le jeu plusieurs fois pour espérer voir le bout des huit niveaux qui sont assez vastes (à l’exception du dernier qui comporte les boss de fin). Et si jamais un game over ou la chute du boss final devait arriver, alors vous aurez le loisir de vous voir attribuer un rang en fonction de vos performances.

Alisia a la faculté de foudroyer à peu près tout ce qui se trouve sur l’écran du moment qu’elle regarde du bon côté. Ses éclairs se dirigeront automatiquement sur les ennemis les plus proches. Cependant à force de trop utiliser de la magie d’Alisia, ses pouvoirs s’useront et il sera nécessaire de patienter quelques cours instants pour qu’ils se rechargent. A l’inverse, si l’on ne lance aucune attaque pendant quelque temps, alors un sort faisant de grand dégâts sur toute la zone sera disponible. Divers objets sont réparti sur chaque stage, permettant au personnage de se régénérer, d’obtenir des vie supplémentaires, augmenter la taille de la barre de vie ou de monter en puissance. Ces derniers seront très important pour pouvoir tenir tête aux monstres des zones les plus ardues, il ne faudra alors penser à fouiller de fond en comble les alentours, à la recherche d’objets caché et de passages secret. Notre héroïne a donc également la possibilité d’utiliser ses quatre dragons qui possèdent chacun un pouvoir propre, tel que cracher du feu, faire exploser les ennemis à l’écran, encaisser des coups à la place du joueur (ce dragon possède une barrière qui se brise si il subit trop d’attaques consécutives, une fois ce bouclier détruit, ce sont les point de vies du dragon qui diminueront) et lancer une paire de boomerangs. Si des objets permettent à Alisia de repousser sa limite de vie maximale ou de se régénérer, sachez qu’il y en a aussi pour ses quatre acolytes, ce qui incitera à varier leur utilisation pour tous les améliorer.

Pour ce qui est des graphismes, le jeu est très beau pour la megadrive, très coloré, bien qu’un poil sombre, ce qui donne au jeu une allure de monde d’héroïque fantaisie plutôt occidental. Les décors sont cohérents, ne sont jamais gênant pour les déplacements à deux trois exceptions et s’accordent parfaitement avec le level-design. Les musiques de megadrive sont généralement peu appréciées, et pourtant le jeu en propose des très réussies, agréables et variées pour chaque niveau. Cependant on pourra trouver certains sons tel que les cris de certains boss comme étrange ou assez peu adaptés, mais rarement désagréables.

Et voilà donc un jeu qui devrait donner le coup de foudre en un éclair de temps aux amateurs de jeux de plateforme en 16-bits, que ce soit pour les vétérans ou les néophytes, notamment grâce à une prise en main rapide et une difficulté clairement présente mais progressive assez bien dosée.

Alisia Dragoon - Visuel

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