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Test de Wild Arms

by on 10 janvier 2013
 

Un univers qui mélange western, steampunk et fantaisie parait à priori improbable, et pourtant MediaVision s’y est essayé et aura plutôt réussi à offrir un jRPG original et accrocheur appelé Wild Arms.

Lorsque Final Fantasy 7 a superbement réussi son arrivé en Europe, cela a encouragé plusieurs éditeurs japonais à tenter d’amener et de traduire leurs jeux sur le vieux continent, rendant plus accessible les RPGs japonais en occident. Wild Arms fait parti de ces jeux, et nous voilà avec une version traduite de cette aventure, en nous faisant traverser le monde de Filgaia.

Après une introduction animé qui aura marqué bien des joueurs et un prologue (si vous restez quelques secondes sur l’écran titre sans toucher la manette) relatant plusieurs évènements tragiques, il faudra suivre séparément les trois protagonistes de l’histoire, à savoir les chasseurs de trésors (appelé chasseurs de rêve) Jack, Rudy et la princesse Cécilia  pour comprendre leurs motivations et les raisons de leurs rencontre.

Une fois le trio réuni et les ennemis rencontré, il sera temps de partir explorer Filgaia.

Le système de combat au tour par tour semblera classique de prime abord, mais chacun des héros disposera de compétences qui lui sont propre et qu’il devra faire évoluer différemment des autres. Là ou Jack devra trouver des lieux et évènements pour découvrir de nouvelles techniques, Rudy devra trouver de nouvelles ARM (nom des armes à feu) pendant que Cécilia ira s’arrêter aux guildes de magie. Il faudra donc explorer chaque recoin du monde pour être sûr de ne rater aucune technique spéciale des personnages. D’ailleurs, l’exploration sera en grande partie composée d’énigmes diverses plus ou moins difficiles, qui nécessiteront l’utilisation de plusieurs objets qui permettront diverses interactions avec le décor, ainsi vous pourrez illuminer la salle quelque temps grâce au briquet de Jack ou traverser des plateformes au grappin ( un système de jeu ce qui ne sera pas sans rappeler quelques Zelda). Il faudra donc être patient pour découvrir chaque secret de ces terres qui abritent de nombreux objets, compétences, boss et donjons secret… Le jeu nécessite environ une cinquantaine d’heure pour déceler les nombreuses cachotteries du jeu, mais la durée de vie reste très variable selon les joueurs et leur affinités avec les énigmes. Si l’on ne bloque pas trop longtemps sur les énigmes alors sachez que les combats sont intéressants sans être très difficile, si quelques séances (rarement longues) de level up seront à faire, elles ne s’imposeront presque jamais.

L’histoire du jeu prend place assez rapidement une fois le trio formé, et les nombreux rebondissements maintiendront l’intérêt du jour jusqu’au bout, mais il est dommage que par moment le scénario soit quelque peu confus. Il est donc préférable de s’attarder dans les bibliothèques du jeu pour mieux comprendre l’univers dans lequel on navigue, ce qui palliera en partie aux moments faible de la narration. Si certain moments peuvent sembler cliché aujourd’hui, il reste bien d’autre instants surprenant et originaux pour se laisser prendre au jeu. Les antagonistes comme protagonistes sont charismatiques et réussissent presque tous à marquer de la façon dont les créateurs l’auront voulu. Que ce soit Alhazad, Jack ou Calamity Jane, les personnages laisseront rarement indifférent.

Nous en venons à l’un des principaux point fort de la série : Les musiques. La série Wild Arms est appréciée pour ses musiques typées western qui sont sans nul doute inspiré des oeuvres de Ennio Morricone, ce qui colle très bien à l’univers et à l’aspect voyage que l’on retrouve dans les volets de cette série. Mais rappelons que dans ce jeu, toute les musiques ne sont pas uniquement en rapport avec l’idée far-west, car le côté médiéval et steampunk sont également très présent dans cet opus, et la bande son s’y adapte très bien. L’un des plus grand témoin de la qualité de la bande son sera d’ailleurs la musique d’introduction : Into the Wilderness

De la vision d’aujourd’hui, les graphisme 32 bits ne sont plus d’actualités si ce n’est dans quelques jeux indépendants, mais si on accepte de passer outre la barrière du temps, alors il n’y aura pas de problème et le jeu sera plaisant à l’oeil, même si les graphismes 3D des combats pourront en faire sourire plus d’un.

Et voilà ce que propose Wild Arms : Un long voyage dans un univers riche et rempli de secrets à découvrir, de nombreux donjon rempli d’énigmes, des adversaires qui sauront s’imposer, le tout accompagné d’un vagabond, d’une princesse et d’un rêveur dans un univers unique. Un jeu qui plaira sans nul doute amateurs de jRPGs et d’énigmes, en quête d’originalité.

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